Arthur COQUARD

compositeur

1846 - 1910

Né à Paris le 26 mai 1846, décédé à Noirmoutier en sa villa "La Solitude", le 20 août 1910. Epouse Laure AUFFRAY, d'où Hélène (1895-1946) qui épouse le 7 septembre 1916 Jacques PLUYETTE (1893-1960).[fils de Georges Pluyette & de Berthe Trochu]

Le 27 août 1889, Arthur Coquard achète à Noirmoutier, aux héritiers Jacobsen un terrain sis au Bois de la Chaize, au prix de deux francs le mètre, 2175 m2 pour y faire construire la villa "les Souzeaux", qui sera terminée en 1890. Ultérieurement (1896), il fait également construire deux autres chalets: "La Solitude" et "Saint-Michel".

Noirmoutier villa "Les Souzeaux" 1905

Hélène COQUARD, Geneviève COQUARD, Arthur COQUARD, Laure AUFFRAY, Marie-Thérèse FOURNERY, Jean FOURNERY

Ida COQUARD, Michel COQUARD, Marie COQUARD, Louis LEMARINIER, Cécile COQUARD, Félix FOURNERY

Madeleine COQUARD, Jean-François LEMARINIER, Anne FOURNERY, Catherine FOURNERY, Marie-Antoinette FOURNERY

 

Arthur Coquard est entré tard dans la carrière musicale. Obligé de travailler pour vivre, il avait songé au barreau; il y apportait son intelligence très cultivée, sa puissance remarquable de travail, sa conscience scrupuleuse. Mais le démon de l'art était plus fort.

Vers trente-quatre ans, il rangea définitivement le Code au fond de sa bibliothèque et s'adonna tout entier à la musique.

D'une plume qu'il savait manier, il disait ses conceptions artistiques, jugeait les oeuvres anciennes et ses contemporains. Et d'une inspiration toujours élevée, mélodique et claire, servie par une technique dont il s'était rendu maître, sous la direction de César Franck, en quelques années d'un acharné labeur, il composait dans les genres les plus divers, des oeuvres qui assureront la popularité de son nom, peut-être sa gloire.

Lorsqu'il demanda à sa plume de critique les ressources nécessaires pour vivre, il apportait à ce travail quelque chose de plus haut, le légitime désir d'exposer des idées longuement mûries et de faire prévaloir des principes qu'il jugeait nécessaires au progrès de l'art.

Aussi Arthur Coquard ne tarda-t-il pas à prendre une place considérable dans le monde musical, comme dans le public. Longtemps il écrivit dans Le Monde, dans La Vérité française, dans la revue Le Contemporain et la fonction de critique musical dans l'Echo de Paris.

Quelques-unes de ses nombreuses oeuvres, poèmes et drames lyriques, sont devenues cèlèbres et resteront au répertoire des concerts.

Citons: La Jacquerie; dont Edouard Lalo avait écrit un acte, et Arthur Coquard les trois autres. Fils de Jahel, livret de Mme Simone Arnaud. La Troupe Jolicoeur, livret d'Arthur Coquard. Oméa, Reine de Beauce, Isdrouning, ect...

Le 20 août 1910, il s'éteint, les yeux fixés sur l'infini de l'océan, sur cette si délicieuse plage des Souzeaux de Noirmoutier qu'il avait, depuis près de vingt-cinq ans, choisie pour sa résidence d'été.

Villa "Les Souzeaux" par Pineau 1890 (Collection Poughon)
Villa "Les Souzeaux" (Collection Poughon)

 

 

 

 

 

 

 

Villa "La Solitude"
Villa "Saint-Michel"

 

 

Mélodie & Scherzetto op.68 © 1904

Un grand mariage à Noirmoutier