Simon, Guillaume, Gabriel

BRUTÉ de RÉMUR

1728-1786

Né le 15 novembre 1728 à Paris, décédé à Rennes le 27 février 1786. Fils de Guillaume BRUTÉ & de Marie-Madeleine TURLURE.

Magistrat à la Cour de Rennes, directeur général des domaines et bois de la province de Bretagne, et de ceux du duc de Penthièvre.Contrôleur des actes de Rennes.

Il épouse en première noce à Paris, le 28 février1756 Marie-Françoise Le CHAT de La SOURDIÈRE (1698-1776). De cette union naissent sept enfants:

Brice (1757-1795), Marie-Angélique (1758-1804), Laurent (1760-1760), Françoise (1761-1798), Adelaïde (1763-1763), Victoire (1769), Félix (1772).

De son second mariage, le 14 février 1778 à Rennes, avec Renée Le SAULNIER du VAUHELLO, il a deux fils :

- Simon, William, Gabriel né le 20 mars 1779 à Rennes, décédé le 26 juin 1839 à Indianapolis (U.S.A) Evêque de cette ville de 1834 à 1839.

- Augustin, Marc né en 1784, décédé le 8 novembre 1865, héritier du château Fouquet (Belle-ile-en-mer) vendu à Jean-louis TROCHU en 1814.

Belle-île-en-mer - Château Fouquet

Il s'établi en 1769 et achète à Belle-ile-en-mer, un domaine de landes qu'il défriche et met en culture.

Il fit construire à grands frais des maisons de maître, de fermiers, des écuries, étables, hangars et tout ce qui pouvait être utile à une vaste exploitation. Des bras nombreux défrichèrent plus de 150 hectares de landes. Ces travaux furent exécutés en moins de deux ans et aussitôt, sans s'occuper des moyens de mûrir cette terre couverte encore de racines de ses anciens végétaux, n'ayant pas les fourrages indispensables à la nourriture du bétail, sans lequel il n'y a pas d'engrais, il la fit ensemencer, persuadé que, dans une terre vierge, il obtiendrait de riches moissons; mais elle ne rendit pas même la semence qu'il lui avait intempestivement confiée. Les bruyères et les landes y reprirent, au contraire, avec une vigueur nouvelle.

Dégouté de cet essai infructueux, qu'il attribua aux qualités du sol, ne voulant plus fournir aux dépenses énormes qu'exigeait l'achat des fourrages nécessaires à l'entretien de nombreux bestiaux sur une exploitation qui ne produisait pas une botte de foin. Il se défit d'une majeure partie de ses animaux, confia le reste à un domestique et quitta l'île, n'y laissant qu'un nom passé en proverbe pour désigner une folle entreprise: "douar en diaul, la terre du diable".

En 1807, ses héritiers vendent une partie du domaine de "Bruté" à Françoise, Rose BURNEL veuve de Jean-Marie TROCHU. A cette époque il ne restait plus trace de la majeure partie des constructions de monsieur Bruté de Rémur et toutes les terres, restées en sillons, étaient retournées à leur premier état.Ce dernier est exploité par son fils Jean-Louis TROCHU qui achète le reste des terres.(400 hectares de terres incultes, dont 200 d'une seule pièce). Et en 1820, il avait 70 hectares cultivés fournissant d'abondantes récoltes.

 

Généalogie