Dominique-Vincent RAMEL & Pauline PANCKOUCKE

1820 - Portraits par Jacques-Louis DAVID

Dominique-Vincent RAMEL-NOGARET, né à Montolieu le 6 novembre 1760, décédé à Bruxelles le 30 mars 1829, fils de Jean-Baptiste RAMEL & de Marie-Rose DUCUP de SAINT-FERRIOL

Ministre des finances sous le Directoire. RAMEL, appartient à une grande famille bourgeoise de l'Aude. Les RAMEL de Carcassonne fabriquaient et commercialisaient des draps; cette branche s'installe à Toulouse au milieu du XIX° siècle. L'autre branche était établie à Montolieu et le grand père de Dominique-Vincent était marchand bourgeois. Dominique-Vincent RAMEL après des études de droit à Toulouse, acquiert à Montolieu une charge de procureur du Roi en la maréchaussée, il est capitaine Viguier et juge royal de Montolieu. Mais surtout, à Carcassonne, il est avocat du Roi en la maréchaussée et siège présidial, charge qu'il a reçue de son grand oncle, Louis- Joseph BENAZET.

A la veille de sa carrière nationale; réélu à la Convention, il y vote la mort de Louis XVI et se prononce contre le sursis. Mais il se fait aussi remarquer par ses compétences en matière financière. Dès le débuts du Directoire, après un bref passage de Fraipault, RAMEL Nogaret est appelé au ministère des finances (14 février 1796). Energique et talentueux, il s'attache à l'allégement de la dette publique ainsi qu'au rendement et à la refonte du système des Contributions. RAMEL obtient notamment, en Brumaire An VI (novembre 1787) la mise en place dans les départements, d'agences des contributions directes composées de commissaires, des préposés aux recettes et d'un inspecteur.

Sous la direction de RAMEL, le rendement des impôts directs s'améliore constamment. Mais les désordres régnant à la fin du Directoire dans l'administration des impôts, et dont il n'est guère responsable, lui font encourir la responsabilité de tous les maux accablant le pays. Le 18 Brumaire, marque la fin du rôle national de RAMEL, puisqu'il se retire (20 juillet 1799) et il faut attendre le 20 septembre 1812 pour qu'il soit nommé au Conseil Général de son département.

Il revient à un rôle plus important en 1815, mais au mauvais moment. sous les cent-jours, il est appelé à la Préfecture du Calvados. Dès le lendemain de Waterloo, il se retire à Montolieu. Mais il ne peut éviter la proscription, surtout en raison de son régicide, par application de la loi du 12 janvier 1816.

RAMEL ne reverra pas sa terre natale; il s'est fixé à Bruxelles avec sa femme, fille du libraire PANCKOUCKE, éditeur de l'Encyclopédie méthodique et fondateur du Moniteur Universel.

Par héritage et par ses fonctions, RAMEL a amassé une belle fortune qui lui procurait, en 1811, 20.000 frs en revenus. Mais un rapport de 1813, ramène ce chiffre à 10.000 frs, ce qui parait faible car RAMEL possédait à Montolieu le «petit Versailles», belle maison de campagne moderne, située au dessous de la ville, entourée de plaines fertiles et d'arbres magnifiques. Ce domaine avait appartenu avant 1789 au premier Consul, maire de Montolieu RAMEL, son neveu, en hérite, mais en 1816, il dut céder cette propriété à son beau frère Jacques Antoine BORIES.

A sa mort RAMEL, n'aurait laissé qu'un capital de 3.400 frs à Montolieu.

Sous l'Empire, il a profité de sa relative retraite pour publier plusieurs ouvrages sur des questions financières et économique, ce qui justifie l'appréciation du Préfet, en 1811, accueillant toutes les idées qui tentent à l'amélioration de l'agriculture et de l'industrie.

 

Montolieu - Le Petit Versailles

 

Généalogie

De son mariage en 1799 avec Pauline PANCKOUCKE, il eut deux filles:

Pauline épouse Edouard LOROIS

Mélanie épouse Frédéric RONSTORFF