Edouard LOROIS & Marie CHESSÉ

Né à Boisfort (Belgique) le 14 novembre 1816, décédé à Nantes le 14 novembre 1891, fils d'Edouard LOROIS & d'Amélie PAUMIER du VERGER

Son père faisant l'objet d'une mesure d'exil administratif, le 16 février 1816, s'installa à l'hôtel du Bon Pasteur, rue de l'Impératrice, à Bruxelles, dont la propriétaire était Anne-Marie FORTON, veuve PAUMIER du VERGER qui habitait là avec ses cinq filles et six domestiques. Tout de suite Edouard LOROIS séduisant et couvert de gloire, séduit la seconde des filles Amélie, âgée de 20 ans. Un fils Edouard devait naître de cette union le 14 novembre 1816 au château de Tribouelli sur la commune de Boitsfort, près de Bruxelles, en présence de sa mère Louise GAUTTIER du PARC et du chirurgien GILLIS. Celui-ci avait été chargé de faire la déclaration à l'état civil; mais avait omis de remplir sa mission. Heureusement, le registre paroissial de Boisfort conserve la déclaration suivante:

En outre, quelques temps après la naissance, Amélie se rendit chez le curé de Boisfort qui s'appelait COLIN, et lui remit une déclaration selon laquelle elle était bien la mère de l'enfant.

Pourquoi Edouard LOROIS, n'épousa-t-il pas Amélie? dont le père était issu d'une petite bourgeoisie de Quillebeuf? On ne trouve dans les tables d'état civil de Bruxelles, aucun acte au nom d'un des cinq enfants PAUMIER du VERGER après 1816. Dans le recensement de 1829, il n'est plus trouvé de trace d'aucun membre de la famille.

Ce qui est certain comme l'atteste différentes correspondances, que l'enfant fut confié à sa grand mère, qui l'éleva à Broël sous le nom d'emprunt d'Edouard MORASKI, qu'il conserva jusqu'à l'âge de vingt ans; sous les instances de sa grand mère qui demanda à son fils de le reconnaître officiellement et de lui donner son nom.

Après de bonnes études à Nantes, il s'inscrivit au barreau. Il perdit la première cause qui lui fut confiée. Il en fut tellement marri, persuadé qu'il était du bien fondé de la demande de son client, qu'il tint à réparer l'erreur du Tribunal et paya les frais de ses deniers.

Le second procès, il le gagna, mais au cours de l'audience, tandis qu'il prononçait avec calme et ferveur la plaidoirie qu'il avait préparée, il lui vint des doutes sur la foi de son client. Le Tribunal abonda dans ses vues et lui donna gain de cause. Voilà donc, notre avocat assiégé par de nouveaux remords de sorte qu'il tint en conscience à réparer de nouveau le jugement du Tribunal et avec d'autant plus de raison qu'il en avait été malgré lui la cause. Il restitua donc à la victime ce que son client avait injustement gagné.

Et la troisième affaire, qui lui fut soumise fut le cas plein d'intérêt d'une veuve ruinée de sorte qu'il n'obtint en dédommagement de ses peines que deux couverts d'argent.

Sa femme parvint à lui faire quitter le barreau. Aussi bien n'avait-il pas besoin de travailler pour vivre car le ménage disposait des deux côtés d'une jolie fortune et occupait l'un des plus beaux hôtels particuliers de Nantes, place Mellinet.

De son mariage avec Marie CHESSÉ, il eut

Maurice épouse Léonie TROCHU

Louise épouse Raoul SERPETTE

Marguerite épouse Armand TROCHU

SAINT-CLEMENTIN "La Venauderie"
NANTES - Caveau familial

NANTES - Place Méllinet