Léon LOROIS & Marie CONTE de MAISONFORT

Léon Lorois, né à Paris le 13 octobre 1837, décédé à Paris le 10 février 1909, fils de Louis LOROIS & d'Honorine VINCENT.

Attaché d'embassade, conseiller général du Finistère et député de ce département de 1885 à 1889, Léon LOROIS n'ayant pas d'héritier direct, céda son château de "Saint-Maurice" à sa petite nièce à la mode de Bretagne Alice de RODELLEC du PORZIC.

Durant la deuxième guerre mondiale, cet ancien monastère fut réquisitionné par les allemands, et de ce fait bombardé par les alliés. Il ne subsiste aujourd'hui qu'une partie du cloître, le logis de l'abbé et l'orangerie.

Nos cousins de MOUTIERS, alors héritiers, vendent en 1991 cette propriété au concervatoire du littoral, qui entreprend la restauration des bâtiments ayant survécus et laissés à l'abandon. Ce site comprend 120 ha de bois, landes et terres de cultures, aux bord de la Laïta; commune de CLOHARS-CARNOËT (Morbihan).

Histoire succincte de l'abbaye de Saint-Maurice

En 1170, le duc de Bretagne Conan IV, fait don aux moines de Langonnet, en rédemption de son âme, d'un domaine sis en forêt de Carnoët pour y bâtir une abbaye. Accompagné de douze religieux, Maurice prend possession du domaine en 1177. Tout reste à faire, défrichement des coteaux, aménagement des terrasses en verger et potager, assèchement de la ria et construction du terre-plein qui assoira définitivement le moutier de N-D de Carnoët.

Le déclin de la communauté se poursuit en toute sérénité jusqu'au Concordat de Bologne, en 1516, qui donne au roi toute autorité pour désigner les dirigeants des monastères. L'abbaye est alors délaissée. Elle reprendra un nouvel essor au XVIIème siècle, par un retour à «l'Etroite Observance» de la Règle. Mais la Révolution brisera définitivement les liens de la communauté monastique. Du monastère au château Le 11 octobre 1790, les trois religieux encore en activité à Saint-Maurice se présentent à la municipalité et déclarent qu'ils renoncent à la vie commune.

Le monastère, lui, est vendu comme bien public à un chirurgien qui, pour pouvoir payer, fait abattre les bois à la grande joie des bûcherons. L'administration du district intervient et son contrat sera résilié. Les bâtiments conventuels sont lourds à entretenir pour les propriétaires suivants et les murs de l'abbaye vont commencer à s'écrouler.

Léon Lorois, député du Finistère transformera, à partir de 1873, une partie de l'ancien monastère en château, afin de satisfaire sa tendre épouse. La guerre arrivée, nos adversaires d'outre-Rhin, installés dans la poche de Lorient, bombardent la jolie demeure qui part en fumée. Les ruines iront à l'abandon.

"Saint-Maurice"

Le reliquaire de Saint-Maurice - Le Cloître

détail de la grille du portail

initiales de Léon Lorois