Louis LOROIS, Louise GAUTTIER du PARC

et leur fils unique

Edouard LOROIS

Louis LOROIS, né à Elbeuf en 1754, décédé à Arzal (Broël) en 1826, fils de Jean LOROIS & de Louise DULONG

 

La famille LOROIS est originaire de Saint-Pierre-sur-Dives, petit bourg du calvados où plusieurs d'entre eux exerçaient la profession de cordonnier. Elle semble sans histoire jusqu'à Jean LOROIS, dernier des huit enfants de Pierre LOROIS et Mélanie GODARD, qui le premier quitte le berceau ancestral pour s 'installer à Elbeuf.

Là, à 23 ans, il s'éprend d'une jeune veuve de huit ans son aînée et ne régularise sa situation que le 13 Novembre 1752, treize jours après la naissance de Jean, Toussaint, Nicolas légitimé à cette occasion. Quelle a été la carrière de Jean LOROIS après Elbeuf ? La tradition familiale veut qu'il soit devenu négociant à Paris où il est mort en 1763. Ce qui est certain c'est que son second fils Louis a fait en 1788 un mariage nettement au-dessus de la condition de ses parents en épousant Louise GAUTTIER du PARC (Voir chapitre Mathieu LOYSON de La RONDINIERE)

Louis LOROIS, devenu négociant à Brest puis à Nantes où il avait acheté une maison rue Saint-Clément, vit ses affaires prospérer et eut la prudence pendant la révolution de convertir ses assignats en biens nationaux. En 1799, il acquit de M. Lecadre, le domaine de Broël dans le Morbihan.

Broël, était un ancien fief seigneurial qui avait ccxrporté jadis haute, moyenne et basse justice. Cette propriété appartenait avant la révolution à la famille du Bois de la Motte qui parait s'en être désintéressé. Les du Bois de la Motte ayant émigré, la révolution confisqua leurs biens qu'elle vendit comme biens nationaux. M. Lecadre qui acheta Broël s'y comporta en vandale; il détruisit une partie des locaux d'habitation pour les convertir en grenier et abattit une des deux allées d'arbres séculaires qui faisaient un des charmes du domaine.

a demeure de Broël était dépourvue de routes et d'un accès difficile. 0n ne pouvait y arriver de Nantes qu'en traversant La vilaine sur un bac à La Roche-Bemard ou en descendant le fleuve en bateau jusqu'aux étiers de vieille-Roche ou de Kerdavid dans 1equels on ne pouvait pénétrer qu'à marée haute.

Cependant l'épouse de Louis LOROIS avait été enthousiasmée par ce site pittoresque et un peu sauvage. Elle déclara qu'elle entendait passer désormais son existence à Broël et y finir ses jours. Elle s'y installa avec son fils unique Edouard, alors âgé de sept ans, au rez de chaussée dans la pièce qui sert aujourd'hui de salon mais qui était à cette époque une pièce carrelée, aux murs blanchis à la chaux, aux poutres apparentes, en bois brut. La porte fenêtre s'ouvrait sur la pâture; qui plus tard devait être convertie en jardin anglais.

"Broël"

"Broël" bords de la Vilaine et le "vide bouteille"

photographies de Maurice LOROIS

"Broël aujourd'hui"