Un Corsaire sous LOUIS XV

 

Mathieu LOYSON de La RONDINIERE

1710-1773

Né à Saint-Malo le 22 octobre 1710, décédé au relais de poste de Pontgamp, hameau de Plouguenast (Côtes d'Armor), le 10 janvier 1773, fils de Thomas LOYSON & de Perrine OUTRESSAULT

 

Son histoire et celle de sa famille d'après divers documents d'archives

Mathieu Loyson de la Rondinière, naquit à Saint-Malô le 22 Octobre 1710, de Thomas Loyson d'origine parisienne et de Perrine Outressault d'origine malouine, Sieur et Dame de la Rondinière .

Bercé dès sa plus tendre enfance par les complaintes de la mer, élevé dans cette cité qui se dresse sur les flots comme un puissant navire, Mathieu Loyson se trouve naturellement destiné à la marine.

Les exploits de Jacques Cartier et de Dugay-Trouin sont encore tout brûlants aux mémoires des malouins qui suivent avec passion l'aventureuse destinée de Mahé de la Bourdonnais son aîné de dix ans.

Il s'engage comme novice volontaire sur un navire marchand, ce qui est le sort le plus commun des jeunes gens de sa condition. Son corps s'endurcit aux manoeuvres et aux embruns en même temps que son esprit se familiarise avec le régime des vents et des courants. La mer offrira à sa juvénile audace un champs d'action toujours renouvelé. Il cherchera toujours à la connaître davantage en se montrant le premier à solliciter un engagement; il cherchera aussi à la comprendre en suivant les cours de l'école de Marine et d'hydrographie que fonda Colbert.Ses chefs remarquent son activité et son assiduité; il prend rapidement des grades jusqu'à celui de Capitaine de navire.

Chemin faisant son coeur s'éprend de Marie Guillemette Fremont , qu'il épouse à 25 ans, le 2 Mai 1735 à Rennes (Paroisse Saint-Aubin).

Le contrat de mariage, établi par Me CHALMEL, notaire à Rennes, le 18 Avril 1735 (4E 482.AD Rennes) et le consentement préliminaire des parents de Mathieu, établi par Me GARNIER, notaire à Saint-Malô, le 6 Avril, nous apprennent que les parents de Mathieu sont "marchands en détail", quand à Pierre FREMONT, il est marchand magasinier.

De cette union naquirent dix enfants dont deux filles portant le même prénom Perrine-Marie .

A l'occasion dévénements familiaux, la profession de Mathieu Loyson de la Rondinière est notée sur les registres paroissiaux. On relève qu'il est selon le cas: officier de marine, Capitaine Corsaire, armateur, négociant.

Les registres de l'Amirauté de Saint-Malô, conservés à Rennes, Lorient, Brest, Vincennes, et les rôles d'équipage nous renseignent sur ses missions en mer.

Il est reçu Capitaine de commerce le 18 Juin 1735 (9B 368 AD. Rennes). Quelques jours après il embarque comme Lieutenant sur le "Constant" (commandé par son frère aîné Thomas) à destination de Saint-Domingue, pour le transport de passagers.

Le 8 Mars 1739, témoin au mariage de sa soeur Catherine-Hélène, à Saint-Malô, il est désigné "Officier Major sur les vaisseaux marchands".

Entre 1739 et 1743, il commanda le "Joseph Malo", le "Saint-Esprit", la "Ste-Trinité" pour des pêches au Petit Nord (Terre-Neuve), ainsi que "La Providence", vers la Louisiane.

En 1744, il commande, en course le "Saint-Malô" (175 tonneaux, armé de 16 canons, 187 hommes d'équipage). En 1745, il commande, en course, "La Sultane" (300 tonneaux, armé de 30 canons, 279 hommes d'équipage). (cf: Registre matriculaire 1 P3-26 et rôles d'équipage, archives de la Marine à Brest et série 9B Arch. Dept. Rennes).

"La Sultane"

En 1747, il est 1er Lieutenant sur le "Fulvy" appartenant à la Cie des Indes et qui se rend aux Indes.

En 1749, il commande le "Prince de Conty" qui va en Amérique (cf: 1P3-26 à Brest et rôle d'équipage 1 P 186 b 474 à Lorient).

En 1753-54, il commande "L'Aimable Babet" (120 tonneaux) pour des campagnes de pêches à l'Isle Royale (Aujourd'hui ile de Cap Breton, à l'embouchure du Saint-Laurent). (cf: 1P3-26 à Brest et 9B à Rennes).

En 1760, en pleine guerre de Sept-Ans, il commande en course la frégate "Le Digoville" (120 tonneaux, 14 canons, 119 hommes) armée par son gendre René-Yves FOUCAUD de Lorient. (cf: rôle d'équipage 2 P 10.IV-12 archives de la Marine à Lorient).

Le 17 Septembre 1761, au mariage à Saint-Malô de sa deuxième fille Perrine-Marie, il est absent "en Angleterre", probablement prisonnier?

Au cours de sa carrière de marin, il lui arriva d'armer fréquemment des bâteaux de pêche, et dans certains cas de les commander lui-même.

Ainsi il a armé "L'aimable Babet" (1750), "La Pouponne" (1750), "La Sirène" et "l'Ulysse" (1764), "L'Anne-Marie" (1764-65), "Les Deux Soeurs" (1765), la "Marguerite-Louise" et le "Mathieu" (de 1764 à 1772), le "Julien" (1767), le "Pierre-Abraham" (de 1764 à 1772). (cf: 9B aux Archives Dept. de Rennes).

Lors du décès de sa femme le 23 juin 1764 à Saint-Malô, Mathieu Loyson de La Rondinière est mentionné comme armateur.

Enfin, il pratiquera aussi le négoce. C'est ainsi qu'il est mentionné "négociant" lors du mariage de sa première fille Perrine-Marie, le 6 Avril 1757 à Saint-Malô.

Plouguenast - vue du Pontgamp

C'est comme négociant qu'il termine sa vie, comme l'atteste l'inventaire de sa demeure à Saint-Malô (rue "d'Entre les 2 marchés", aujourd'hui rue Broussais) établi le 14 Janvier 1773 ( 4Bx867 archives Dept. à Rennes), quelques jours après sa mort survenue en la paroisse de Plouguenast, au relais de poste de Pontgamp où il reçoit l'extrême onction par son neveu Jean-Baptiste Gauttier, recteur de l'église Saint-Malo de Dinan, l'accompagant dans ce voyage.

Mathieu Loyson de La Rondinière a donc alterné le métier de Capitaine de navires de commerce, son engagement dans la course, l'armement de bâteaux et le métier de négociant.

L'EPEE D'HONNEUR

Mathieu Loyson de la Rondinière, jouissait d'un prestige considérable tant auprès de ses armateurs qu'il avait enrichis, qu'auprès de ses marins qu'il avait si souvent conduit à la victoire. Tous le considérant comme un homme remarquable où la vaillance s'alliait à une grande expérience des choses de la mer. Ses exploits devenaient légendaires. Son renom parvint jusqu'à Versailles où le Roi résolut de l'honorer par une marque de faveur toute spéciale. Il fut invité à la Cour. Il prit la route à petites étapes et arriva à Versailles. Revêtu de ses beaux habits bleus brodés d'or il fit une entrée solenelle au Palais de Versailles apportant ainsi au milieu de la noblesse poudrée et courbée, un air de brise marine, un grand souffle du large. Et là, devant tous les courtisants assemblés, Louis XV, remit une épée d'honneur à Mathieu Loyson de la Rondinière.

ARMOIRIES

Le 8 Octobre 1774, Antoine-Marie d'Hozier lui attribue, ainsi qu'à sa descendance, des armoiries, à la requête de son gendre Renè-Yves Foucaud, lui-même armateur et négociant à Lorient. René-Yves Foucaud avait été, quant à lui, récemment annobli pour service en mer. Cette requête, après le décès de Mathieu Loyson de la Rondinière, est à souligner, car René-Yves Foucaud n'avait pas d'enfant de son épouse Perrine-Marie.

D' azur à une épée d'argent posée en pal ayant ses gardes et poignées d'or, surmontée d'une couronne royale aussi d'or et accolée de deux ancres d'argent.

 

GENEALOGIE

Les ascendants de Mathieu Loyson de la Rondinière

Son père: Thomas LOYSON, sieur de la Rondinière Thomas Loyson, s'est marié le 23 Février 1705 à Saint-Malô, avec Perrine OUTRESSAULT. L'acte de mariage indique qu'il est originaire de la paroisse Saint-Sulpice à Paris. En revanche son acte de décès (à 70 ans environ) du 13 Juin 1736 à Paramé, indique qu'il est originaire de Colombes évêché de Paris. La naissance ne figure pas sur les registres de Colombes. Par contre, on y trouve bien les naissances de frères et de soeurs de Thomas à partir de 1699, donc plus jeunes que lui.

Les registres paroissiaux de Paris quant à eux ont été détruits pendant la Commune en 1871.

Il est tout à fait vraisemblable que Thomas soit né paroisse Saint-Sulpice vers 1666. On verra en effet que son père Jacques Loyson était à cette époque au service de la Reine Henriette qui habitait entre autre l'hôtel de Bazinière, quai Malaquais.(cf: acte passé devant Me GAUDIN notaire le 8 Janvier 1669. Archives Nat. ET/V/139).

Thomas venu s'installer à Saint-Malô (pour quelle raison ?) à d'abord été "marchand en détail" ainsi qu'il est précisé dans le contrat de mariage de son fils Mathieu.

Plus tard il deviendra négociant, selon la mention portée dans l'acte de mariage de sa fille Catherine-Hélène, le 8 Mars 1739 à Saint-Malô.

Sa mère: Perrine OUTRESSAULT Née en 1676 à Saint-Malô, elle y est décèdée en 1738. D'un premier mariage en 1696 , elle était veuve de Luc PHELLIPES . De ce premier mariage naquit entre autre Marguerite PHELLIPES (1701-1748), qui se maria avec Louis-Henri GAUTTIER (1694-1775). Un de leur fils, Pierre-Henri GAUTTIER se maria à Perrine-Marie Loyson, fille de Mathieu et donc petite fille de Perrine OUTRESSAULT. Leur mariage nécessita une dispense puisqu'ils étaient demi petits enfants de Perrine OUTRESSAULT. L'acte de mariage du 17 Septembre 1761 à Saint-Malô mentionne cette dispense. Les petits enfants de Mathieu seront tous issus de ce mariage. En effet les autres enfants de Mathieu Loyson de la Rondinière mourront sans postérité.

Son grand-père: Jacques LOYSON, sieur de la Rondinière Jacques Loyson est décédé le 16 Mars 1714 à Colombes à l'âge de 84 ans, chez sa fille Henriette, mariée à Félix SCHMIT, un garde suisse de Louis XIV. Il est donc né en 1630, et très vraisemblablement à Neuville-près-Sées, dans l'Orne, comme cela est démontré plus loin.

Les archives de Me LEDOUX, notaire à Colombes (cf: Archives Dept. des Hauts de Seine 3E col 38) renferment l'inventaire des objets et documents contenus dans la chambre de Jacques Loyson, le jour de sa mort. Ce document daté du 16 Mars 1714 est une mine d'informations. Il inventorie tous les actes notariés et autres, conservés par Jacques Loyson dans son coffre et qu'il a signés durant sa vie.

On apprend entre autre:

- Qu'il s'est marié à Londres en 1663, car son contrat de mariage y a été établi le 1er Août 1663 par Me Jean CROSS.

- Qu'il a reçu de la Reine Henriette une maison à Colombes le 25 Janvier 1669.

- Qu'il a partagé ses biens entre ses enfants (dont Thomas demeurant à Saint-Malô), par acte sous seing privé le 4 Octobre 1698.

- Enfin qu'il a vendu le 28 Mai 1703, une parcelle de terre à Neuville-près-Sées, qui provenait de la succession de son père Etienne Loison. Cet acte retrouvé aux Archives départementales de l'Orne (4E 45/233) permet de localiser la naissance de Jacques Loyson à Neuville-près-Sées ou aux environs.

Un Estienne Loison est effectivement décédé à Neuville-près-Sées le 11 Juillet 1676. Aujourd'hui on trouve toujours des Loison ainsi que des Bellier (nom de la femme de Jacques) dans la région. Au XVIIéme siècle, plusieurs notaires Loison se sont succédés à Sées.

Parmi d'autres actes, certains concernent des terres, et maisons à Colombes. (voir minutier des Notaires aux Archives Nationales). On relève sur ces actes que Jacques Loyson ne savait pas signer. En revanche sa femme Gillette Bellier savait écrire son nom (cf: acte du 26 Novembre 1669. Me GARNIER notaire. Arch-Nat ET/XXIX/210).

Il ressort de ces actes que Jacques Loyson après s'être marié avec une française à Londres en 1663 a suivi la Reine Henriette revenue à Paris pour habiter, entre autre, l'hôtel de Bazinière (Aujoud'hui, Ecole des Beaux-Arts) quai Malaquais.

Ceci est cohérent avec la naissance de son fils Thomas, paroisse Saint-Sulpice.

Enfin Jacques Loyson s'est installé à Colombes courant 1669 dans la maison offerte par la Reine.

La Reine Henriette, quant à elle, est décédée à Colombes en Septembre 1669.

Les registres paroissiaux de Colombes indiquent la position de Jacques Loyson lors de la naissance de ses enfants.

- en 1669, il est un des gardes du corps de la Reine mère du Roi d'Angleterre. - en 1671, il est Sieur de la Rondinière, Officier de Monsieur frère unique du Roi Louis XIV (aussi appelé Duc d'Orléans).

- en 1672, il est Sieur de la Rondinière, Officier de Madame la Duchesse d'Orléans.

- en 1675, il est Sieur de la Rondinière, Porte Table de Madame la Duchesse d'Orléans.

Rappelons qu'en 1669, la Reine mère du Roi d'Angleterre était Henriette-Marie de France. Elle était fille d'Henri IV, soeur de Louis XIII. Elle était veuve de Charles 1er d'Angleterre, mère de Charles II et de Jacques II. Elle s'est effectivement rendue en Angleterre de 1662 à 1664, voir son fils Charles II. Le mariage de Jacques Loyson en 1663 à Londres se situe dans cette période.

La distinction de " Sieur de la Rondinière" semble avoir été attribuée à Jacques Loyson lors de son passage au service de Monsieur, frère de Louis XIV.

L'examen des cartes détaillées (anciennes et récentes) de la commune de Neuville-près-Sées, montre l'existence d'un hameau "La Rondinière", dont Jacques Loyson doit être originaire ou possedait une terre.

Les registres Paroissiaux de la commune de Neuville-près-Sées, ne remontent pas au dessus de 1648.

Les descendants de Jacques Loyson, son fils Thomas, installé à Saint-Malô, et ses petits enfants Thomas et Mathieu porteront aussi le titre honorifique de "Sieur de la Rondinière".

Jacques Loyson devait-être d'origine modeste puisqu'il ne savait pas écrire. Sa fonction de garde du corps, puis de porte table était aussi modeste.

Il est probable que Jacques avait un frère, également au service de la Cour. En effet lors du mariage de sa fille Louise le 17 Janvier 1689 à Colombes, un témoin est Pierre Loison, grand valet de pied de Madame.

LES DESCENDANTS

Mathieu Loyson de la Rondinière épousa à Rennes le 2 Mai 1735, Marie Guillemette Fremont. De cette union naquirent les enfants suivants:

- Perrine-Marie (1) née à Saint-Malô le 19/01/1736, épouse le 16/04/1757, René-Yves FOUCAUD, armateur, négociant à Lorient écuyer et conseiller du Roi. Elle décède à Caudan le 17/07/1776, près de Lorient où le décès est enregistré.

- Perrine-Marie (2) née à Saint-Malô le 28/12/1736, † à Saint-Malô le 19/06/1813; épouse le 17/09/1761, Pierre-Henri GAUTTIER du PARC, négociant, né à Saint-Malô le 18/01/1736 † à Saint-Malô le 21/02/1811

- Marguerite-Madeleine née à Saint-Malô 21/07/1738

- Louise-Luce née à Saint-Malô le 31/08/1739 † 21/04/1767 à Saint-Malô, célibataire

- Mathieu né à Saint-Malô le 27/02/1741

- Anne-Françoise née à Saint-Malô le 30/10/1742

- Françoise-Servane née à Saint-Malô le 30/01/1745 † à Saint-Malô le 7/07/1746

- Julienne-Perrine née à Saint-Malô le 27/02/1746 † à Saint-Malô le 13/07/1746

- Marie-Anne née à Saint-Malô le 30/08/1751

- Thérèse-Marguerite née à Saint-Malô le 30/08/1751

Leur fille Perrine-Marie(2) épouse de Pierre-Henri GAUTTIER du PARC, met au monde treize enfants :

Quatre garçons, dont trois seront marins:

-Brice 1778-1809, qui périra dans un combat naval à bord du corsaire "La Magicienne" qu'il commandait.

- Etienne 1773-, qui sera Lieutenant de vaisseau, mort au combat.

- Henri 1777-1845, finit ses jours comme percepteur à La Roche-Bernard.

- Pierre-Henri 1772-1850, parvint au grade de contre-amiral , épouse en 1822 sa cousine germaine Adélaïde GAUTTIER (1785-1830).

Neuf filles, dont quelques unes auront un jour l'occasion de prouver que le sang corsaire ne coulait pas inutilement dans leurs veines (anecdote de l'ile des Ebihens) et qui auront, toutes une très nombreuse postérité.

- Marie-Louise (Manon) 1763-1820, épouse en 1780 Charles DOLLEY, négociant armateur à Saint-Malo.

- Perrine 1763-1854 , épouse en 1788 Jean Godefroy BAUDOT, négociant à Nantes.

- Henriette 1765-1807, épouse Peter COCKRAN, navigateur

- Louise 1766-1840, épouse le 8 Juillet 1788, Louis LOROIS 1754 † 1826, négociant à Brest.

- Catherine-Anne 1767-1854, épouse à Brest le 4 Octobre 1796 Jacques François PEYNAUD, Lieutenant d'artillerie de Marine, qui sera ultérieurement architecte, professeur de dessin et peintre à Saint-Malô.

- Thérèse 1768-1861 , épouse en 1790 Jean Georges MICHEL, Capitaine de frégate, corsaire.

- Angélique 1770-1784

- Hélène 1771- , épouse Joseph HERCOUET

- Etiennette 1774-1863 , épouse Joseph MERVEN, d'origine créole, négociant à Brest, colon à Dakar.

Lors du décès de Mathieu Loyson de la Rondinière, en Janvier 1773, les héritiers présents ou représentés lors de l'inventaire de ses biens sont quatre filles: les deux Perrine-Marie, ainsi que Marguerite et Louise célibataires.

En 1776, lors du décès de Perrine-Marie (1), veuve de René-Yves FOUCAUD, ses héritières seront les trois autres soeurs précitées. Ceci apparait, entre autre, dans un jugement, en appel, du Conseil du Roi du 17 Juillet 1787 concernant l'interminable succession du couple FOUCAUD-LOYSON ( cf: E* 2639 Archives Nationales).

De son mariage avec Guillemette FREMONT, il eut dix enfants.

Les descendants de Mathieu, au deuxième degré, seront donc tous issus du couple GAUTTIER du PARC - LOYSON de la RONDINIERE.

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