Prudence TROCHU

1825 - 1908

par Yvon

général Georges NEUMAYER

1789 - 1866

par Yvon 1843

 

 

Georges, Maximilien, Joseph NEUMAYER, né le 1 avril 1789 à Neuhausen, décédé à Nantes le 12 novembre 1866, fils de Gottreid NEUMAYER & de Marie-Anne HERMANN; épouse à Lyon le 26 juin 1848, Prudence TROCHU, fille de Jean-Louis TROCHU & de Prudence Le MAUX.

Il entra en 1807 à l’école militaire de Fontainebleau, d’où il passa à celle de Saint-Cyr ; et en 1809, dans le 6e d’infanterie légère, en qualité de sous-lieutenant.

Après avoir fait une campagne en Allemagne, son régiment passa en Espagne où le jeune NEUMAYER ne tarda pas à se signaler. Le 18 juillet 1810 il s’empara d’une pièce de canon, sur le glacis de la ville d’Almeida (Portugal), dans une sortie que fit la garnison.

Peu après il fut blessé d’un coup de feu à l’affaire de Buraco et mérita par sa belle conduite l’épaulette de lieutenant.

Le 12 avril 1813, à la tête d’une compagnie de carabiniers, il enleva et passa le premier le point retranché de la Horaduda sur l’Èbre, et culbuta trois compagnies qui la défendaient. Le 30 mai suivant, il se précipita avec sa compagnie au milieu du bataillon d’Artola (en Biscaye), lui fit mettre bas les armes et ramena 300 prisonniers. Enfin, le 29 juillet, il débusqua avec deux compagnies un bataillon anglais et se rendit maître, à l’arme blanche, des crêtes des Pyrénées qui dominent le Valcarlos. Ces divers faits furent mis à l’ordre du jour de l’armée et méritèrent à M. NEUMAYER la croix de la Légion d’Honneur et le grade de capitaine.

Il avait été blessé d’un coup de feu dans la dernière action. À peine remis de sa blessure, il se trouva au combat sous Bayonne (10 décembre 1813), où il eut le bras gauche cassé d’un coup de feu. Mais il suivit le mouvement de retraite de l’armée et put se trouver en ligne à Toulouse, où il combattit vaillamment, et reçut une blessure d’autant plus grave que la balle l’atteignit au même bras qui avait été fracturé quatre mois auparavant.

Mis en non-activité en 1814, M. NEUMAYER fut, pendant les Cent-Jours, nommé capitaine adjudant-major au 8e bataillon de la garde nationale mobilisée du département du Bas-Rhin. Les désastres de Waterloo le rejetèrent dans les cadres de la non-activité jusqu’en 1820.

À cette époque, il entra dans la légion des Bouches-du-Rhône (6e d’infanterie de ligne) en qualité de capitaine, et fit plus tard la campagne d'Espagne pendant laquelle il fut nommé chevalier de l’ordre royal de Saint-Louis, et de celui de l'ordre de Saint-Ferdinand (2e classe). À sa rentrée en France, il fut promu au grade de chef de bataillon au 22e de ligne.

À la suite de la Révolution de Juillet, il fit la campagne de Belgique et fut honorablement cité dans les rapports du maréchal GÉRARD et créé officier de la Légion d’Honneur et chevalier de l’ordre de Léopold. Envoyé en Afrique en 1835 en qualité de lieutenant-colonel de la Légion étrangère, il rentra en France à la suite d’une fracture à la jambe. Après son rétablissement, il entra dans le 1er d’infanterie légère, d’où il passa en 1837 au commandement du 10e d’infanterie de ligne. Il fut ensuite promu successivement au grade de général de brigade, et le 12 juin 1848 à celui de général de division. Il est ensuite commandeur de la Légion d’Honneur et commandant de la 1re division militaire.

sources: Charles Mullié

Son beau-frère le chef d'escadron Jules TROCHU (futur général de brigade) fut son aide de camp en 1849.

Voiliers de type GENERAL NEUMAYER en construction aux Chantiers de Normandie, en 1894, huile sur toile, détail, coll. part. Ph. B. Chabot

99760759VA © Inventaire général/A.D.A.G.P.

Nom du navire GÉNÉRAL NEUMAYER Type trois mâts barque Fonction vraquier Sister-ship série de cinq :

REINE BLANCHE, CAMBRONNE, CANROBERT, GÉNÉRAL NEUMAYER, AMIRAL TROUDE

Longueur hors-tout 80.28 m, longueur entre perpendiculaires 76 m, largeur 11.46 m, creux 6.62 m, au pont : 7.29 m, tirant d'eau en charge : 6 m, poids lège 1 490 t, port en lourd 2 530 t, déplacement 3 650 t, jauge brute 1 858 tx, jauge nette 1 500 tx, voilure 2 500 m2.

DESCRIPTION: construction rivée type GÉNÉRAL MELLINET, (3e dérivé) mais avec des superstructures différentes : suppression de la bermudienne, allongement de la dunette et changements dans les aménagements. Les formes de l'arrière sont affinées de 40 t.

CONSTRUCTEUR: Société des Ateliers et Chantiers de Normandie Laporte et Cie.

ARMATEUR: Marine marchande française, Norbert Guillon, Nantes

DATE DE LANCEMENT: 16/06/1897.

HISTORIQUE: La marraine du voilier est Mme Norbert GUILLON (portrait ci-dessous), femme de l'armateur. Le navire est destiné au commerce de marchandises diverses avec l'Amérique. Acquis par l'armement Bordes en 1907 et affecté à la ligne du Chili, (transport de nitrates), le GÉNÉRAL NEUMAYER est désarmé en 1921, puis démoli en 1924 à Bruges, Belgique, après 13 années de service.

Georges NEUMAYER (fils)

1849 -1922

d'où

Jeanne NEUMAYER épouse Norbert GUILLON VERNE

Généalogie