Origine de la famille Trochu

 

La famille TROCHU est originaire du bourg de laillé , situé à une dizaine de kilomètres au Sud de Rennes où, jusqu'au XVIIIéme siècle, elle cultivait la terre comme la grande majorité des Français.

Le premier qui abandonna la campagne pour la ville fut le grand-père du fondateur de " Bruté ", Jean-René Trochu, qui exerça à Rennes la charge de notaire royal et apostolique. De son mariage avec Juliette Lejeune, fille d'un négociant de drap et de soye naquit le 28 octobre 1770, Jean-Marie Trochu. Celui-ci ne suivit pas la voie paternelle et devint garde magasin des vivres au moment de la Révolution qui semble avoir eu de fâcheuses conséquences sur la situation financière de la famille.

Aussi sa veuve, Rose Burnel, qui avait connu l'aisance dans sa jeunesse alors que son père était prieur consul, capitaine de la milice bourgeoise et administrateur de la ville de Rennes (son grand père Etienne Burnel avait été doyen de la Communauté des Marchands de Rennes) se trouva plongée dans les plus grandes difficultés avec six enfants à charge dont l'aîné, Jean-Louis, avait à peine quinze ans.

C'est certainement la raison qui la poussa à venir s'installer à Belle-île, sur les conseils de son cousin Pierre Rose Bigarré -Villedanet parent du Sénéchal Bigarré et du fameux général et qui exerçait la même profession que Jean-Marie Trochu, puisqu'en 1806 il est qualifié d'aide garde magasin des vivres.

C'est au cours de cette même année 1806 que Rose Burnel, veuve Trochu, installée à Palais, achète ses premières terres à Belle-île suivie dés 1807 par son fils aîné Jean-Louis, qui se révéla vite comme chef de famille accompli, assurant la responsabilité de l'éducation de ses frères et soeurs: Amélie, qui épousera M. Devigny, Sophie, mariée à Benjamin Clemenson, Eugénie qui épousera plus tard J-F. Faivre , Adolphe dont le sort est inconnu et enfin Antoine qui sera officier, s'installera à la Martinique.

Jean-Louis Trochu, tout en poursuivant la carrière paternelle de garde magasin des vivres , ce dernier réalisera avec une farouche énergie une oeuvre personnelle, et redressera au XIXéme siècle l'économie agricole de l'île qui s'était fortement ressentie du manque de main d'oeuvre provoqué par la conscription pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire.

Le 30 Septembre 1812, Jean-Louis Trochu épouse Prudence Le Maux, fille de Pierre qui fut maire de Quiberon , un an après le fameux débarquement, président du Canton et mourut à Paris le 19 Pluviose An XIII.

 

De ce mariage naquirent huit enfants :

 

Eugène, officier d'administration de l'armée qui eut lui-même onze enfants et dont les descendants sont les seuls à maintenir le nom de Trochu. Sa veuve née Marie Sécheras survécut jusqu'en 1934 où elle mourut dans sa 100éme année.

Jules, général, Gouverneur de Paris, Président du Gouvernement de la Défense Nationale. Il est inutile de revenir sur sa prestigieuse carrière déjà évoquée dans de nombreux ouvrages . Il épouse en 1845 Edwige Maurier et n'eurent pas d'enfant.

Eliante, épouse d'Amédée Thubé, famille subsistante.

Camille, décédée à neuf mois.

Estelle, épouse Holcroft, dont la postérité est éteinte.

Prudence, épouse du Gal Neumayer, qui interdit à ses troupes de crier "Vive l'Empereur" à la revue de Satory en présence de Louis Bonaparte, Président de la République et fut disgracier par Napoléon III.

Aline, épouse Gayard, officier d'administration de l'armée dont le fils et le petit fils poursuivront la même carrière.

Armand, notre arrière-arrière grand-père.

C'est à Armand Trochu, qui avait suivi les cours de la jeune école d'agriculture de Grignon que revint le domaine de " Bruté ". Malheureusement sa femme, rennaise d'origine, ne sut jamais s'adapter à la vie rurale et plutôt que de mettre les terres en fermage, en 1896, Armand se résigne à vendre " Bruté " à l'Etat qui en fit la colonie pénitentiaire puis la maison de redressement bien connue.

Armand avait conservé, sa vie durant, la jouissance de la maison d'habitation "Souverain " où ses enfants et ses petits enfants venaient passer régulièrement leurs vacances.

Retiré à Nantes où il vécut jusqu'à l’âge de 86 ans, Armand Trochu, laissa aux siens le souvenir très vivant d'un homme plein de gaieté, de bonté et d'originalité.

Son fils aîné Armand, s'expatrie au Canada où il fonde une ville qui porte encore aujourd'hui son nom .

Les trois frères Trochu en 1854

Jules, Eugène, Armand

pour plus de détails voir:

http://www.musee-trochu.com